Deux géoliennes au Paraguay


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Coups de gueule ou incompréhensions de jeunes européennes

oui, il faut sûrement venir de petits mondes bien protégés comme les notres, avoir la chance du temps de la réflexion, porter sur le Paraguay un regard bien européen résultat d’une éducation bien française…pour avoir de telles reflexion.
Préoccupations de «riches».
Il n’empêche, on les a et cette fois-ci on ne va pas les jeter et vous les faire partager

Chute de la dictature et ouverture du Paraguay au monde, accès aux marchés, au progrès, à la technique, à la consommation sans modération et …au plastique!
30 ans pour transformer un pays en poubelle

Voyage à Ibicui, grande épopée certes, ce que l’on en retiendra c’est aussi et surtout ce tapis de plastique de part et d’autre de la route, ces bouteilles jetées par les fenêtres du bus, la barquette en plastique que Barbara a reçu en pleine tête (ça t’apprendra à mettre la tête par la fenêtre).

La majorité des paraguayens ont d’autres préoccupations, l’urgence étant de vivre, de gagner sa croûte pour manger et dormir mais les voici plus que jamais à nettoyer leur jardin, à balayer leurs trottoirs, leurs entrées, c’est bien par soucis de propreté non? C’est bien que cela leur importe,
alors pourquoi cette négligence?
Et puis, ce n’est pas seulement une question de propreté, de pollution, d’enviro mais aussi une question de beauté. Les paraguayens seraient-il insensibles à des paysages souillés, bafoués?

Incompréhension

réponse:
quand les enfants à l’école se moquent de toi parce que tu jettes tes détritus dans une poubelle, que tu préfères garder sur toi tes déchêts en attendant de trouver un endroit approprié pour les mettre… dégueulasse de garder ça sur toi!
Et bien, tu finis par les jeter toi aussi par terre, n’importe où. Le vent, la pluie auront bien raison d’eux… (ou pas)
Alors, même si tes parents sont dérrière, qu’ils t’ont appris à ne pas jeter n’importe où, tu finis par le faire aussi. Pourtant tu trouves ça moche, ces milliers de bouts de plastique au bord de la route, ça te gène, empêche ton regard de se poser.
A un moment donné, tu as eu envie de changer ça mais l’opinion générale a eu raison de toi.
Tu le fais, il le fait, vous le faîtes, alors faisons le…
C’est si facile dans ce sens, pourquoi pas dans l’autre?

L’éducation,
la question est là
la réponse aussi

mais pas que, loin de là…

***

Quand il fait froid dehors, le paraguayen se pare de son plus beau bonnet, l’enfonce sur son crâne et sort bravement affronter le mercure avoisinant les 15°C. Il n’est alors pas rare de croiser écharpes et manteaux épais, bouts de tissus destinés à soustraire les oreilles au froid insidieux, retenus par une casquette tristement inutile à protéger des rigueurs de l’hiver.

Quand il fait froid dedans, l’histoire devient riche en paradoxe. Le paraguayen aime en toute circonstance à régaler ses hôtes de la puissance de son air conditionné. La température extérieure dépassant à peine les 20°C, la climatisation entre dans la danse. Et c’est à cet instant que se produit le miracle toujours renouvelé à nos yeux incrédules et cependant jamais accoutumés : le paraguayen ne craint plus le froid, pour peu qu’il vienne de sa machine. Et c’est à notre tour de regretter le bonnet, nous, pauvres étrangers partis le matin sous un soleil de plomb sans même imaginer emmener de quoi se couvrir et redécouvrant le Nord dans le froid artificiel mordant de notre bureau.
Cette incompréhension reste profonde et vivace à mesure que les jours passent.


  1. Juju le chilien écrit:

    Salut les filles !

    Y’a pas à dire, vous écrivez vraiment bien. Merci pour vos récits et surtout pour votre façon de voir les choses.

    Bonne continuation,

    Julien

    Citer | Posté 17 octobre 2010, 6:20
  2. Jeun homme bien de sa personne écrit:

    Coucou tite soeur!!!

    Enorme la machine à laver!!!
    Profites bieng bieng du froid paraguayen!

    Big bisous,
    Zérém

    Citer | Posté 25 octobre 2010, 14:44
  3. Jeun homme bien de sa personne écrit:

    PS1:
    Eufh… pour les tonnes de plastiques par terre, on en avait deja parlé et j’avais donné mon point de vue
    Mais je le refais, pour la joie du débat!

    => Comment passe-t’on d’une consommation agro à une consommation platsique?
    => Quand tu as pris l’habitude de tout jeter (pas seulement chauque personne mais culturellement), parceque tout est biodegradable

    Et qu’en une génération, tous tes produits deviennent suremballés, platsifiés, etc. et non biodegradables
    => Ben, tu changes pas tes habitudes en 5 ans…

    PS2 : La France était encore il y a 15 ans (souvçens-toi saint-ichel!!!) le pays européen avec le plus de decharges sauavages
    => On en a mis du temps avant ‘arrêter de tou(t jeter! Et c’est même pas encore fini, loin de la!!!
    => Côte méditerranée par ex…

    Citer | Posté 25 octobre 2010, 14:50

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