Deux géoliennes au Paraguay



Les mots…

Le retour à l’essentiel, le stop au blabla
ou…la barrière de la langue

c’est là qu’on se rend compte que l’on peut dire beaucoup avec peu de mots.
Simplicité, sobriété …
Vers une décroissance du verbe ?

Reste ce petit bémol : celle-ci est forcée
encore et toujours cette question de la liberté…

malgré ce fort sentiment de frustration lorsque les idées et arguments restent coincés dans la gorge et se retrouvent forcés de faire demi-tour devant une langue « en travaux » (l’expression barrière de la langue prend ici tout son sens) il est intéressant, et on peut même voir ça comme une chance,  d’avoir ici l’occasion de (re)découvrir comment se construit une langue, sur quoi elle repose, de réaliser l’importance de certains mots, leur sens, leur histoire et leurs évolutions…d’y faire attention comme jamais auparavant…et nos évolutions à nous aussi, notre apprentissage, interessant à observer aussi :
Au début, il y a le présent:le estoy, soy et le tengo (j’ai): je suis, je suis là, je vis le moment présent, j’observe le présent, le subis (j’ai faim, j’ai soif, j’ai sommeil), les choses se passent autour de moi. Ainsi vient naturellement les outils de description le « hay » (il y a) et les verbes de description. Puis les verbes d’action, dont le grand, le fort : le « hacer » (faire) et le « tengo que » (je dois), notre présent serait-il tant rempli d’obligation et de devoir ?

Puis vient le futur, simplement, puisque l’espagnol nous fait le cadeau d’un futur facile à construire (je parle évidemment de conjugaison) : voy a (je vais) et tout semble à portée de main…ah, enfin, la possibilité du demain…(et celle de reporter le présent)!
(« Demain j’arrête c’est promis, demain demain toujours demain
Demain c’est sûr, on vous l’a dit, demain demain toujours demain
Demain ceci, demain cela, demain demain toujours demain »)

La première grande révolution est le « habia » (il y avait) ou l’accession au passé, par la description bien entendu…faut y aller doucement, plus tard viendront les verbes d’action…
la petite touche qui fait toute la différence est l’apprentissage de tous les tics de language qui font illusion :
« asi no mas », « mas o menos », « igual no mas », « verdad », «igual no mas luego »

à nous l’espagnol!

Ya plus qu’à… Et vogue la galère !


  1. Juju le chilien écrit:

    Salut les filles,

    Je lis avec admiration vos récits. J’adore !
    Il y a des parapentes là-bas ?

    Bonne semaine,

    Ju

    Citer | Posté 27 septembre 2010, 9:48
  2. lanais écrit:

    coucou ô toi, l’oiseau à moteur!
    apparemment, tout va bien pour toi, ça fait plaisir d’avoir de tes nouvelles!

    alors, le paraguay et le parapente…une grande histoire, et bien plus encore
    ou pas!
    comment te dire? le paraguay c’est…plat…et c’est peu dire,
    même la coline de Sion paraît bien grande à côté de leurs « montagnes »

    il me tarde vraiment de bouger et de poser mon regard sur du relief…

    fin de semaine, la patagonie!
    ça va swinguer!

    plein de bisous à toi,
    bien le bonjour au Chili
    profites
    voles!

    anais

    Citer | Posté 28 septembre 2010, 2:22

Laisser un commentaire

lerajahotel |
gitelemoulindepeyra |
maple syrup, bears and land... |
Unblog.fr | Créer un blog | Annuaire | Signaler un abus | Meli et Melo au Japon
| Un été au Portugal...
| deepakp