Deux géoliennes au Paraguay



Ybycui – version 2

Ybycui ou l’aventure d’un WE

Des heures et des heures dans un bus bondé dont la boîte de vitesses devait être réparée toutes les heures, des arrêts au milieu de rien, une rencontre pour un moment, partager et ne plus jamais se revoir, le bus repart, des tonnes de gens debout, et toujours plus qui entrent, demi-sommeil et une petite fille sur les genoux. Trajet interminable mais tellement vivant : vendeurs de tout qui traversent le bus et redescendent, foule, arrêt encore, tout le monde dehors, qui a un marteau pour réparer le bus ?, on repart, vous voulez vous asseoir ?, et somnolence rêveuse… Arrivée au crépuscule, laissés sur une route, droite, longue et sans fin, qui se déroule sous nos pieds derrière nous et devant nous. Où va-t-on ? On ne sait pas mais on y va. La lumière qui baisse peu à peu et… la pluie. Derrière, à l’horizon, une silhouette qui se rapproche sur la route. Des kilomètres et des kilomètres, une tienda isolée, quelques bières et la route continue, encore et encore. Il fait nuit, nous marchons sur un chemin en terre, des arbres de chaque côté, des bruits, des craquements. Oiseaux, singes ? Grognements. Effrayant. Il fait noir à présent, et on marche toujours. Une lumière au loin, une présence, le lieu du camping serait si proche ? Un toit, un sol, et así no más. Le bruit de l’eau tout près, une excursion nocturne jusqu’à la rivière, danger, la cascade est proche, mais où ? Rencontre avec une famille qui campe non loin, liqueur de coco qui justifie toutes les épreuves ; l’homme a un pistolet, contre les bêtes sauvages…que bueno ! Allons nous baigner ; froid, nuit et centaines de lucioles, féerie. La soirée passe dans les brumes et la nuit sous la lumière électrique glauque des néons.
Au matin, l’environnement se révèle: magnifique, mais sans soleil. Promenade dans la « jungle », le ventre vide ; quelqu’un ou quelque chose a volé notre sac de nourriture (du pain en fait), et rien d’autre. De retour sur le long chemin, passe un pick-up, déposés plus loin. Une maison, restes de l’asado de la veille, manioc et viande, froids. Une bénédiction. Et des bières, toujours. Le bus passe, agiter la main, sauter dedans. Si long et tant de gens debout encore. Rêves éveillée. Retour à la ville, ses bruits, sa nourriture à chaque coin de rue. Son confort, mine de rien.


Finir par une soirée rap/hip-hop paraguayen/chilien/argentin sur Plaza de la Democracia et jus de fraise au Lido Bar. Ambiance asunciónaise, aux accents d’internationalité enthousiaste.

Un WE dont on se souvient, trempés, sales et affamés, mais heureux.

 

 


Laisser un commentaire

lerajahotel |
gitelemoulindepeyra |
maple syrup, bears and land... |
Unblog.fr | Créer un blog | Annuaire | Signaler un abus | Meli et Melo au Japon
| Un été au Portugal...
| deepakp