Deux géoliennes au Paraguay


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Ibicui – version 1

Ibicui, ou comment tranformer un petit weekend paisible au vert…en grande aventure

Rien de très surprenant, finalement:
Prenez trois galériennes (si peu…et tant à la fois), le tout au Paraguay…

et le weekend au parc naturel d’Ibicui, à 120km d’Asunciòn , un weekend presque parfait: arrivée en début d’aprem’ pour pique-niquer, baignade dans les cascades sous ce soleil qui brille et nous chauffe tant depuis le début de la semaine, nuit à la belle étoile, promenade dans la jungle et retour dimanche soir pour le concert de Marco (the Marco , le novio a Barbara).

devient:

Départ 9h…l’est où le soleil? On aurait peut-être dû se coucher un peu plus tôt non? Parce que là, je ne sais pas pour vous mais c’est plutôt brumeux tout ça, non?
…9h30, on attend qui qu fait? Ah oui, Christophe, l’allemand qui n’avait pas compris que l’on partait pour 2 jours (un autre galérien?) c’est pas grave, on a le temps, on prendra le bus d’après.
Allez,c’est parti!

C’était oublier un détail: nous sommes au Paraguay,et tout va beaucoup plus lentement.
Ah quelle belle leçon de patience!

Quand, à 15h, nous sommes toujours à 30km d’Ibicui, que le bus se met à reculer doucement, on inspire profondément: je vais bien, tout va bien, je suis gaie, tout me plaît…
Le bus n’a plus de boîte de vitesse donc.
On descend (ce “on” est beaucoup trop restrictif: c’est un vrai flot de personnes qui se déverse sur le trotoire, à votre avis, quel est le record du monde du nombre de personnes dans un bus, car je crois que là, on n’en est pas loin), on discute,, on prend la vie comme elle vient et… on va acheter des bières.
Le bus redémarre! Yes! En reculant…Aaargh!

16h…
16h30…arrivée à la ville d’Ibicui, le bus devrait repartir “d’une minute à l’autre” pour le parc…mais c’est la minute paraguayenne. Vous connaissiez le ¼ d’heure ardéchois (ou pas), la minute paraguayenne ne se mesure pas sur la même échelle.

17h, on arrive enfin au bout de la ligne droite, le parc n’est pas loin.
2km à pieds qu’ils nous disent ”au bout de la route asphaltée, prenez le chemin de terre à gauche et vous y serez”
Le bus fait demi-tour, on se regarde
à gauche, à droite: rien. Ah si, on aperçoit (en tout cas, pour ceux qui y voit quelque chose) des promesses de forêt à l’horizon.
devant, derrière : la route, ce long ruban noir qui semble infini.
éclats de rire devant nos regards perplexes. Le parc ne serait-il donc qu’un grand mythe?

2km plus loin et toujours le même paysage: ah, une maison, la femme nous rassure, le parc n’est qu’à… 2km!
1km plus loin.. une goutte, deux gouttes…
ah, la pluie! tiens, on n’y avait pas pensé. De quoi s’abriter?
Le Paraguay n’y avait pas pensé non plus.

On continue donc, 1km plus loin et la fin de la route asphaltée : ça y’est, on ne devrait plus être bien loin, la végétation se fait plus dense (en même temps, tout est relatif, il est facile de faire plus que…rien)

plus que 2km qu’on nous dit! Inspiration, expiration: pas de problème, tout va bien: la pluie a daigné s’arrêter.
Maintenant, il fait nuit.
et tout paraît bien plus…obscur et…dangereux. Le grognement, tu l’as entendu toi aussi? c’était quoi? Un singe ou un jaguar?

2km plus, on a gagné! A nous…mmh, un abri tout en béton/carrelage/néon et…ce noir impénétrable qui nous entoure.
Petite rencontre improbable avec une famille qui a planté sa tente à côté (une tente? Pas con car tout à coup l’herbe trempée et le carrelage paraissent beaucoup moins accueillants), chaleureuse…mis à part le père qui joue avec son pistolet comme un gosse.
Après quelques bières, on ose enfin s’aventurer entre les arbres et autres lianes…c’est attirés par le bruit de la rivière que l’on marche à tâtons, doucement, très doucement, trop doucement (je rigole de savoir que demain on s’apercevra que toutes nos frayeurs n’avaient pas lieu d´être)…jusqu’à atteindre…un trou noir: un mètre de plus et c’était un petit plongeon de plus de 10 mètres dans la cascade. On tente un autre point d’attaque…

et ouaouh, le rio s’offre à nous, cette eau si limpide, fraîche et douce aux pieds du marcheur. C’est à la lumière de dizaines de lucioles que l’on se baigne…Ah que la vie peut être douce parfois!
Tout ça juste pour apprendre à relativiser …


  1. ouch écrit:

    21 septembre, c’est le printemps au Paraguay!
    et ça donne ça:

    moi je préfère être grillée au feu que cuite à la vapeur,
    et toi?

    Citer | Posté 23 septembre 2010, 21:49

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